Introduction
Ce lieu était un point de passage obligé pour les pèlerins qui, à l’époque moderne et plus intensément à partir du XXᵉ siècle, se rendaient en pèlerinage à la Mare de Déu de Bruguers. De là partait l’Aplec de Bruguers, célébré le lundi de Pâques, avec office religieux, danses de sardanes, jeux pour les enfants et repas collectif.
Un cairn de pierres en bord de chemin indique l’endroit où emprunter le sentier menant à la source.
On atteint la source en pénétrant à nouveau dans la chênaie couverte de chèvrefeuille. Les chênes verts y sont fins, issus de rejets utilisés autrefois pour la production de charbon. L’ambiance de source est renforcée par les fourrés de troène et de ronces, ainsi que par de grands peupliers d’Italie où, en été, on peut entendre le chant du loriot, qui y niche fréquemment.
La faible quantité d’eau qui s’écoule se filtre à travers des terrains riches en fer, ce qui explique sa forte teneur en ce minéral et la couleur rougeâtre de la petite vasque formée.
La source fut analysée pour la première fois en 1791 par le docteur Francesc Sanponts, scientifique des Lumières et premier constructeur d’une machine à vapeur en Catalogne.